Sunset boulevard

Je dois à la vérité de dire que, ici au Nord, le ciel est parfois aussi comme ça ! Que ce coucher de soleil-là me manque déjà. Parce qu’il est à chaque jour différent et que ce soir j’étais gâtée. When the music is over. Parce qu’en Avignon, il ne m’est pas permis d’en admirer aucun qui soit pareil, aucun jour. Parce que je ne suis pas allée jusqu’aux saintes-marie-de-la-mer, ni au bord du Rhône, à me pencher par-dessus le parapet, parce qu’il me faudrait prendre une voiture que je n’ai pas …  On ne peut pas tout avoir et ce ciel-là se mérite ! J’ai refermé la valise. De rayons de soleil au couchant et de robes légères, je l’ai chargée. De sourires d’amitié et de thés dégustés, j’ai fait le plein. Je suis parée pour affronter le joli mois de mai ! Until the end.

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Délicieuse et éphémère impression
d’habiter Sunset boulevard !

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Au Nord, poussent les cerisiers du Nord, qui donnent de jolies fleurs et de très bons fruits, mais oui !!!
 Il faut juste attendre un peu plus longtemps …  car on voit bien que le ciel n’est guère coopérant !

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Griseux

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Il y a du bleu qui est gris, il y a du vent, il y a de la pluie …
Un paysage familier.
Je suis bien rentrée en Wallandrie
mais je ne vais peut-être pas y traîner longtemps.

La vie à une main

A Liège, il y a du bleu aussi. Mais pas de photo ! Elle ne passe pas, la photo. Problème technique, mais vous me croyez sur parole, n’est-ce pas ?  Le bleu, ici, est légèrement teinté, et plus clair, mais c’est bien bleu quand même. Et le cerisier, au fond de l’allée, est bien rose, et le soleil est bien présent, c’est le printemps, décidément. Allégria. Réjouissons-nous. Je voudrais le cueillir à deux mains ! Hélas, je suis entravée, le bras emballé, le coude abîmé, le buste corseté, l’épaule immobilisée. Tout ça pour ça ! Pour une mauvaise chute, et une tête de radius qui serait à peine fêlée. J’apprends la vie à une main. De l’impossibilité à lacer mes lacets, la difficulté à enfiler mon corsage, à attacher mon pantalon, à remonter mes cheveux, à porter ma valise, à faire comme si de rien n’était. Me voilà bien embêtée !

Dans le magasin, à essayer remonter ma veste sur mon épaule entravée. Vous croyez que quelqu’un m’aurait aidée? C’est amusant à observer. Enfin, si on veut ! Et à condition de ne pas s’énerver. Ce jeune homme au teint sombre à qui il ne viendrait pas à l’idée d’approcher une dame pour l’aider à enfiler son manteau. C’est une question culturelle certainement, religieuse peut-être ? Et cette jeune femme, un peu replète, qui me regarde la bouche ouverte. C’est une question de mal éducation, de fausse pudeur ou d’indifférence ? A me contorsionner devant eux, ils doivent se dire que j’ai la danse de saint-guy et que certainement c’est contagieux ! Tout ça n’aura qu’un temps, heureusement. Deux semaines, trois au pire. Je me ménage, j’enrage, je relativise. Tout pourrait toujours être pire. Déjà, j’arrive à vous écrire, ce n’est pas si mal. Déjà, j’ai un peu moins mal. Et quand on me tend la main, je vais bien mieux. Oui, je suis bien entourée, et d’amis, et de la famille, et de gens gentils, qui existent aussi. 

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La photo annoncée, qui a fini par être transférée …
les voies du ciel sont décidément impénétrables !

Ca sent le retour des marronniers

Vous avez vu ce que je vois ? Ici, les arbres sont verts ! Absolument verts ! Et ce ne sont pas des platanes ! Les platanes sont encore d’un vert très tendre. Non, ici, dans le parc, juste devant moi, devant nous, devant vous, c’est un marronnier. Et vous avez vu ce que je vois ? Le marronnier est en fleurs ! Maintenant, déjà ? Et vous savez quoi ? Je suis allergique aux fleurs de ma… rrrrrron …. tchoum …. niers !!!  Zut alors, il va falloir que je remonte. Parce que dans le Nord, rassurez-moi, aucune fleur de marronnier n’est en vue ?

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Tout autre chose … et qui n’a rien à voir

Petit clin d’oeil à ceux qui m’ont fait l’amitié de jouer au loto d’été. Pour les huit veinards, sachez que je remonte avec 2 kilos et demi de thé parfumé, et qu’il y a en a pour tous les goûts. Pour les autres, ce sera pour une autre fois. Les achats groupés, c’est bien mais le circuit court ne doit pas devenir trop lourd ! Je me réjouis à l’idée de vous revoir. Tous, amateurs de thé, de café, ou pas !

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“Envol de fleurs, au bord de l’eau, en attendant la pluie !”

Où on voit bien à quoi pensent les gens du Nord …

Ca sent le printemps, entre les dents

Hier, j’ai mangé des fraises. Les premières de la saison, des fraises de la région, des gariguettes parfumées qu’il ne faut pas sucrer. Ici et maintenant, il fait enfin bon. Au Sud, on peut ouvrir grand les battants de la fenêtre sur cour et laisser entrer le chat du voisin. Ici, l’été ne demande qu’à s’installer. Pourquoi devrais-je remonter dans le Nord ? On n’aime pas ça mais on ne sait pas quoi faire. Trouver une bonne raison, un prétexte, une excuse, une motivation, une justification. Pour remplir la déclaration TVA ? Un rendez-vous retardé chez le dentiste ? Assister à des funérailles qui n’auraient jamais dû avoir lieu ? Une réunion d’urbanisme pour trancher sur la construction d’une extension de véranda ? Pour revoir des amis qui s’ennuient de mes histoires et s’étonnent de ne plus me voir ? Oui. Non. Je n’ai pas envie de remonter sans vraie raison. Une vraie raison valable qui vaille vraiment la peine … Voilà l’été qui s’annonce, et je découvre que je n’ai pas de jupe à fleurs, ni aucune robe légère ! C’est bien gênant un jean serrant quand il fait trop chaud. Vite, vite, il faut que je remonte absolument ! Pour redescendre aussitôt.

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Ca sent le thé à plein nez (2)

Hier, je me suis assise à une terrasse, et j’ai commandé un deuxième thé. Oui, à votre santé … Il était tout de suite meilleur ! Il faisait un peu plus frais que la veille à la même heure, 27° au thermomètre, mais le vent s’était dompté, si bien qu’en réalité, il faisait plus chaud … Je me suis mise au soleil, sans ombre et sous les platanes à peine verdoyants où les oiseaux font leur nid. Les sansonnets, ou étourneaux, ou corbeaux je ne sais pas, criaient fort pour chasser les pigeons qui roucoulaient autour des tables. C’est le printemps dirait Panpan, on batifole à tous les étages. Les filles sont plus jolies en décolleté et les gars bien musclés. Pour ruser avec le vent méchant, j’avais abandonné mes notes en papier léger pour une version électronique mieux arrimée, ce qui s’est avéré une technique plus adaptée. Sauf que courbée pour écrire, tendue vers le clavier pour traquer le mot égaré, c’était aussi beaucoup plus douloureux. Les chaises en osier sont faites pour s’étaler pas pour se pencher. A cet égard, les sièges du TGV sont bien plus confortables ! Mise en péril, je me suis redressée. Le soleil tapait. Les lunettes d’urgence, enfoulardée comme il se doit, je me suis attardée. Ce n’est pas encore la solution, je frise l’insolation ! On comprend mieux pourquoi, ici, on dit que le soleil rend fada. Il faut être un peu fada pour vouloir travailler sous le soleil, et vouloir y rester.

Ca sent le thé à plein nez (1)

Hier, je me suis assise à une terrasse, et j’ai commandé un thé. Oui, un thé … vous avez vu le prix d’un café ? J’aurais pu en prendre deux, pour laisser à penser que, voilà c’est l’été ! Mais oui, c’est drôle !!! Mais non, j’étais seule. Et ici, c’est déjà l’été, pas besoin de tricher ! 28° affichés au thermomètre de la pharmacie, qui est en plein soleil, il est vrai qu’il triche un peu. Alors, moi aussi, je me suis mise au soleil, sous les platanes qui ne font pas encore d’ombre, à la place des corps sains, où les corps sont très blancs encore. Un vent léger, qui ressemble au mistral édulcoré, m’a empêché de consulter mes notes comme je voulais. Ce traître était déterminé à entraver la correction d’un texte, qui attendait qu’on le sauve des eaux. Mots en péril, situation d’urgence. Rien n’y fit, il faisait délicieusement bon. Alors, j’ai fermé les yeux, mais ce thé n’était pas fameux sans vous … C’est décidé ! J’y retourne cet après-midi pour terminer ce que je n’ai pas vraiment pu commencer. Et je prendrai un deuxième thé, à votre santé !  

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