We are London

… we are free !

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The Dark Side of Cadmen Town

 

” You can make it your own hell or heaven
Live as you please “

Listen & Sing the Song

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Teatime n’est plus ce qu’il était…

Aujourd’hui la Tamise était grise, tirant sur le bleu. Et le ciel d’un beau bleu, teinté de blanc ! Le soleil s’amusait de nous et du vent comme un jour de printemps. Froid quand même ! Surtout en haut du Tate Modern, où la vue est superbe mais le bâtiment mal chauffé ! Normal, c’est une ancienne centrale électrique reconvertie ! Ils ont éteint les turbines et la lumière en sortant pour faire la place aux poètes et aux créateurs. Calder, Kandinski, Miro, Dali, Picabia, Picasso, Rothko, Pollock,… ceux que j’oublie, ceux qui sont cachés, et quelques autres que j’ai découvert, comme Richter expliquant son travail. Grande première aussi, la descente de la Tamise en bateau, jusqu’à Tate Britain, pour redécouvrir les Turner et les sculptures d’Henry Moore. 

Today, on aura beaucoup joué aux touristes. Les photos arrivent. A la proue de l’autobus à impériale, jusqu’à la City, puis en revenant par Westminster jusqu’à Trafalgar Square. A la recherche de bonbons anglais, non loin de Covent Garden. Puis à la recherche de scones pour un véritable teatime. Sans vrai succès, les fastfoods sont partout. Ils ont pris le dessus, comme les restaurants à connotation française : Pain Quotidien, Prêt à manger, Café Rouge ou Valérie Pasteries. “C’est três braanché”. Tout le monde autour de nous parle français. D’ailleurs, quand je vais à Paris tout le monde me parle anglais, quoi de plus normal ! Le centre des capitales semble désormais dévolu aux seuls touristes, russes, chinois ou japonais. Normal aussi, le tourisme est désormais devenu la première industrie mondiale, comme je l’avais écrit, et non pas prédit, il y a dix-huit ans. 

Comme par ailleurs les musées sont devenus le pré carré des students. Où qu’on aille, les salles sont traversées par des cohortes d’écoliers, bien élevés, qui s’asseyent en rond pour écouter les explications d’une institutrice so delightfully British. Ils répondent sagement aux questions en levant le doigt à tour de rôle. Polo bleu, polo rouge, polo vert, polo mauve, en trois jours, on a dû voir défiler toutes les écoles du District ! Et aussi des collégiens, avec la cravate rayée, qui s’arrêtent pour dessiner et qui dessinent drôlement bien. Puis aussi, des groupes bavards, mal fringués et indisciplinés qui nous bousculent. Ah non, tiens, ceux-là parlent français !

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Ceci n’est pas un Magritte !

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Ceci est un Richter !

London’s calling

Soleil d’hiver sur Trafalgar Square ! Surprising London ! Deux faucons chassent les pigeons. The queue to see the sunflowers. Tournesols everywhere ! Vous préférez la version londonienne, plus sobre, ou la version amsteldamoise, rehaussée de bleu ? Les deux tableaux ont été peints à Arles, avec cinq autres. Si bien que j’en avais déjà vu un, à Munich. Mais le vase n’a que douze fleurs, là où les autres en comptent quinze. Jamais vu celui de Philadelphie, ni celui de Toyko, encore moins celui acheté par un collectionneur privé à un prix qui défie l’entendement. Parce que d’accord, ils sont jaunes sur fond raccord jaune, mais ce n’est pas la peine non plus de les décliner sur des mouchoirs, des assiettes, des tasses, des crayons, des montres, des sacs, des gobelets, des carnets, des magnets, des puzzles, des marques-pages, des stylos, des broderies, des … je ne sais plus ! Soudain, la nausée de tout ce jaune. Quittant la National Gallery, pour la Courtauld Gallery, on a vu le portrait de Vincent ! Le pauvre, il s’était coupé à l’oreille. Trop peindre des tournesols fait tourner la tête ! Je vous en mets trois bouquets, ça suffira ? Et bien sûr, je vous épargne toutes les mauvaises copies.

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A Munich

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A Londres

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A Amsterdam

Bien sûr, nous avons vu bien d’autres choses, si passionnantes … que la tête nous tourne encore ! L’étudiante a pu tester son érudition toute fraîche et s’énerver de voir des peintres si mal classés ! Au passage, coup de coeur pour une marine de Théo van Rysselberghe et un Monet à Antibes. Du bleu, toujours du bleu ! Du Titien à Raphaël et, naturellement, je vous épargne l’incontournable Montagne Sainte-Victoire !

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 Côte bretonne ? L’original est autrement bleu…

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Ceci n’est pas la Montagne-Ste-Victoire !

Ici Londres…

Il pleut, avec un vent glacial, qu’on dirait le Mistral, sauf que le ciel n’est pas bleu. Alors, on a attaqué les musées. First, we take British, then we’ll take Britain ! On ne sait plus où donner de la tête ! A droite en traversant, puis à gauche. C’est juste une question d’habitude et on s’habitue vite à la folie ambiante. L’étudiante adore : le fac-similié de la pierre de Rosette, les astrolabes, les chinoiseries et le quartier chinois, les vases grecs, les broches vikings, la lyre des saxons…  Coup de coeur pour les statues assyriennes.  

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Verrière pour capturer du bleu
… et autres fresques dérobées au Parthénon  !

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Scène de chasse en Perse
(et non chaise percée sur Seine)

Champ bleu

Dans ma ville à la campagne, celle dont rêvait Alphone Allais, il y a la campagne ! Et je vous confirme que c’est une ville très culturelle. En face de chez moi, qui est encore chez nous pour quelques mois, il y a donc un champ. Régulièrement semé de blé, planté de betteraves, ce champ change de couleur avec les saisons. Les récoltes se suivent et ne se ressemblent pas. Les moissons de l’été précédent généralement les emblavements d’automne, juste avant l’arrivé des cigognes.

A l’hiver, et c’est fort réjouissant, le champ prend désormais d’autres couleurs. Celles d’une culture qu’on dit fourragère ou encore mélange de Sencier. On y trouve des pois, de la luzerne, des céréales. On s’en servira pour nourrir le bétail et pour nourrir la terre, sans plus utiliser d’engrais chimiques. Le fermier est en reconversion biologique ! L’assolement, il y bien longtemps qu’on l’a inventé mais peut-être qu’on l’avait juste oublié.  Pourtant, rien de plus simple. En récoltant lui- même ses fourrages, jusqu’à deux à trois fois par an, l’agriculteur n’a plus besoin d’acheter de compléments protéinés, du type tourteaux de soja sud-américains et bien chers. Il devient autonome pour engraisser ses vaches à lait !  

L’autre jour, en allant marcher, non pas à travers champs mais vers le bois, une vieille dame s’est arrêtée pour me demander quelles étaient ces étranges cultures. “Madame, c’est un mélange de légumineuses et de céréales, qui indique que ce paysan fermier cultive désormais en bio”, lui dis-je en souriant.  “C’est une très bonne chose”, me dit-elle en s’éloignant, “je vous remercie !”  Il n’y a pas quoi, madame, je n’y suis pour  rien. Ou presque. Moi aussi, je remercie ce paysan que j’avais croisé il y a cinq ans. On avait discuté du bio, et depuis il a fait ses comptes ! Je vous mets la photo pour que vous puissiez les reconnaître à votre tour, ces curieuses cultures. On distingue bien les pois, dont les feuilles sont comme celles des pois de senteur. D’ailleurs, d’ici quelques semaines, ils seront en fleurs, et le champ sera violacé, presque bleuté !

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Comme un petit pois d’senteur, mon coeur …

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Huit jours plus tard, on devine
une fleur mauve… dans ce qui ressemble
à une jungle miniature de l’hémisphère Nord ! 

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Un mois plus tard,
on ne reconnaît plus rien !

C’est bleu, oui… mais un bleu azoté, 
pas du tout celui que j’avais imaginé !

Two Saxy Boys

D’abord, j’adore le nom ! Ensuite, ils sont drôles ! Enfin, ils jouent bien. Du saxo, bien sûr ! Ce sont deux garçons dans le vent! Surtout un que j’ai croisé au pied d’un moulin, du temps où j’arpentais les campagnes. Ensemble, on a vanté les saveurs paysannes et les odeurs fermières… heu non… disons les saveurs fermières et les odeurs paysannes ! Bref, on a bien ri quand même ! C’est mon saxo préféré, même s’il s’appelle pigeon, mais on ne va pas se moquer du nom des gens.

Maintenant, il continue à jouer. Avec un autre. Mais sérieusement et drôlement bien. Ils s’invitent chez vous, pour un anniversaire, pour une soirée, pour s’amuser. Allez, je vous offre un peu de musique dans un monde de dupes ! 

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En terrasse

Avec cet hiver si doux qu’on dirait la fin du mois d’août, il est un usage qu’on redécouvre, celui de la terrasse. Non pas la grande terrasse, orientée au couchant, pleine ombre à la journée et où il fait bon se rafraîchir à l’été. On peut même y déjeuner quand le vent est clément, mais il y a bien longtemps que ce n’est plus arrivé ! Non, je vous parle de la terrasse au ponant. Celle qu’on avait presque oubliée, parce qu’on ne peut rien y ranger. Elle est faite de grilles très inconfortables pour les pieds, si bien qu’on n’a pas envie d’y rester. Sauf pour guetter le soleil du matin, quand il passe au-dessus des maisons voisines, quand il dépasse le faîte et qu’il inonde la chambre. Alors, on sort pour se gaver, s’imprégner, se nourrir, se réchauffer de tant d’ardeur. Si le vent est tombé, on peut même y réciter ses leçons, y faire de la philosophie à l’occasion. Observer les gamins du lycée et les gamines pareillement insouciantes. Babillant au changement de cours, s’égaillant, se dispersant. Comme ils semblent légers, mal éduqués, turbulents, inconscients ! Comme on les envie, aussi. Surtout ma fille qui étudie.

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Terrasse en suspension pour observer la vie