N’importe quoi…

Aïe, aïe, aïe ! Ca ne s’arrange pas. Le roi des Belgicains se balade à Rio, laissant le pays sans gouvernement. Caramba, manquerait plus qu’il soit renversé par une latino-république en quart de finale ! On voit tout de suite où sont les priorités dans ce pays. Chez le voisin, flottent des caleçons qu’on peut qualifier de drapeaux ou de calicots, avec beaucoup d’indulgence. En regardant mieux, on peut distinguer du belgo-belge, du brésilien et du bleu-blanc-rouge, mais dans l’autre sens. A moins que ce soit un modèle réversible. France/Hollande, on n’est jamais trop prudent. Allez, je vous la mets pour le bleu ! 

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Le vent joue des tours aux supporters !

Drôlement fan, il est mon voisin. Il ne ronfle pas comme celui du haut mais il est pareillement fan. Je ne sais pas de qui mais c’est un fan ! Hier, vers 19h50, il a sorti sa zuzzuéla et… proooûuuuut, il a fait à la fenêtre du vasistas. Was ist das? J’ai levé la tête de mes cartons. Je me suis aussitôt dit que le match devait être fini ! Et qu’ils avaient petitement gagné, les diablotins, car c’était un petit prooûuuuut. Ridicule même. Mais quand on aime, on ne compte pas. Et on fait un peu n’importe quoi aussi. J’en ai vu un avec des palmiers qui lui poussaient sur la tête ! Non, le ridicule ne tue pas. C’est dérisoire et de l’auto-dérision! Paraît-il Cool 

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Comme je n’avais pas de drapeau,
et que je ne voulais pas être en reste,
j’ai étalé mon tapis kirghize. 

Quoi, le Kirghizistan ne joue pas ?

Et ils ont un roi ? Même pas.

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La tête en carton

Aie, aie, aie ! L’Espagne républicaine a encore perdu, elle hérite d’un nouveau roi ! Je ne sais pas vous mais moi, ça me laisse de glace. Si je pouvais seulement en avoir un peu. De la glace, là sur la joue gauche. Oui, c’est ça. Aaah, c’est mieux. Mais non, je n’ai pas la tête d’un ballon foot, c’est juste une illusion. Vous voyez des ballons, partout, vous !

Et des fous dans les rues, avec des perruques jaunes et rouges, qui tapent sur le bus. Vous les voyez aussi ? Parce qu’ils ont gagné ou parce qu’ils ont perdu ? Perdu leur dignité. Gagné en ébriété. Mardi soir, la place saint-lambert-des-palais avait des allures de ramblas-de-la-corrida-de-santa-maria-della-desolacion. On se serait crû dans le Sud, mais loin dans le Sud ! D’abord, on se dit que c’est sympa, de voir des gens heureux. Après, on se dit que c’est quand même très dérisoire. A la fin, on se dit que c’est à désespérer de l’humanité. Parce que, bloquer l’ambulance qui vient secourir un gamin en coma éthylique au boulevard d’Avroy à vingt heures, ça fait peur ! 

Restons zen. C’est avec beaucoup de philosophie, que l’étudiante découvre ses notes. La gamme est presque complète, la mélodie plutôt agréable. Réponse le 26 juin. Ca tombe bien, ce jour-là, les rouges jouent contre les jaunes, à 17h. Je veux dire, c’est le jour du déménagement, on a intérêt à avoir fini à temps ! Sinon, ils sont bien capables de jeter les meubles par la fenêtre ! Aie, aie, aie, je n’ai plus de glace. Je sens que je vais retourner plonger la tête dans les cartons. J’ai éliminé le jaune, je vais éviter le rouge. Débrancher le frigo à la dernière minute de jeu. 

Sunflowers

Où on s’aperçoit que peindre des tournesols n’est pas plus facile que les photographier ! Où on s’aperçoit qu’il y a encore du rangement à faire pour vider l’appartement ! Où on se dit qu’il ne suffit pas de mettre un tournesol dans un vase pour faire tourner le monde plus rond ! Où on apprend que l’étudiante en a fini de sa session très décousue. Et qu’elle a obtenu un 17 en organologie, qui n’est pas l’étude des organes, mais celles des instruments. Du genre koto, ou mandore, ou encore luth à huit cordes, enfin c’est une option ! Après, il y aura le japonais ! Je ne suis pas sûre de pouvoir encore suivre mais on est jamais à l’abri de nouvelles découvertes. L’influence du Japon fut déterminante sur Van Gogh et son influence sur ma fille est indéniable. Il y a de l’art et dollar. Encore faut-il savoir s’ils sont appelés à rimer.

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Tournesols sur fond de Japon

Pays pas sage

A la mi-juin, le temps du Nord
est très étonnant…

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Même heure, même endroit.

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Selon qu’on soit jeudi ou samedi matin !

Ca donne presque envie de recompter
pour vérifier qu’on ne s’est pas trompé !
Mais en Wallandrie, c’est bien connu,
on ne compte pas, Môsieur, on râle.
Il arrive aussi qu’on vote, et puis même,
qu’on rote et qu’on se rate.
Parce que dans ce pays, qui n’est pas un pays,
on n’est jamais sûr de rien.
Et surtout pas du temps qu’il va faire,
ni même de celui qu’il a fait.

C’est parti… bis

Coup d’envoi, pour un mois ! Quatre semaines de soirées déjantées, rythmées à coups de klaxons et de bières au salon. Le voisin a invité des copains. M’étonne pas qu’il aime ça ! Regarder des gaillards en short qui s’essoufflent derrière un ballon, là où il peine à monter l’escalier. Ca doit le stimuler. L’exciter même, qui sait ? Il est tellement sportif qu’il a pris la voiture pour aller faire le plein… de canettes. Bien sûr, il a pris soin aussi de mettre des chaussettes aux rétroviseurs, pour bien montrer à tout le monde qu’il bande mou. Du moins d’après ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux ! L’idée m’amuse assez, j’avoue. Ca va encore ronfler ce soir. Cette nuit même, je dirais, rapport au décalage horaire. On n’est pas couché.

Ca va encore crisser l’étudiante, qui est au bout du rouleau et de sa session, sa mère sur les talons. Ou sur les genoux, si vous préférez. Heureusement qu’on n’a pas la caméra pour voir ça, nos corps affalés, nos yeux rougis. Et qu’on n’a pas non plus la télévision. C’est toujours ça de moins à déménager ! Sur un air de samba, on va donc s’entraîner à bouger les meubles. Sur une macarena, voire même une lambada, je me souviens, il y a longtemps déjà, j’emballais sec. J’ai toujours déménagé à l’été ! Mais le 14 juillet, promis juré, c’est en République de Meuse, au bord du Rhône, que je ferais la fête à la fin des arrêts de jeu. J’en aurais fini des tirs au but et du tri des boîtes, des corners qui ne sont pas des punitions, des penalties qui ne sont pas des coups francs. Plus de caisses en carton ni de cartons jaunes. Le 14 juillet, coup de boule dans les filets et coup de sifflet.

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C’est violent, des hommes qui s’affrontent…
parfois même il y a des balles qui se perdent !

C’est parti…

Autre chose et qui n’a rien à voir, sauf avec la nécessité que j’ai de frotter, la date est fixée au jeudi 26 juin ! Tous les bénévoles, amateurs, animateurs, gratteurs, démonteurs, déjantés, déménageurs à leurs heures seront accueillis à bras ouverts. De préférence dans les jours qui précèdent ou ceux qui suivent, qu’on se le dise ! Les mots d’excuse sont acceptés pour hernie discale, lumbago, mal au dos, vertiges dans les escaliers, allergie aux acariens, peur du vide, angoisse métaphysique et résistance au changement. 

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Plus que 99,9 km… et 16 fois dormir !

Coup d’éponge

J’ai hésité à titrer ce post “coup de balai”. L’expression nous rappelle facilement que Rex et son chien Léon ne sont jamais loin. Il y a des ombres qu’il vaut mieux éviter d’invoquer ! Alors j’évite d’en parler. Si les loups sont entrés à Strasbourg, charmante Elvire, tu peux bien rire, le premier d’entre eux n’avait qu’un oeil. Il y a trente ans déjà. Qui s’en souvient ? Il n’y fit rien qui mérita l’attention. Il y retourna et sa fille sur ses pas, louve alpha à la tête de la meute, quel effroi ! Peut-être faut-il commencer à s’en inquiéter. 

Mais par quel bout prendre ce stick nauséabond, cette trique puante, cette quenelle sans nom, qui n’est pas un balai ? Leur donner de l’importance ou les ignorer ? A force d’en parler, ils ont gonflé, gonflé, tant et si bien…  que les voir exploser en plein vol me paraît bien illusoire. Les voir se rétamer me paraît tout aussi incertain, drapés dans leur indignité de victimes accusées d’être le mal incarné. On a renversé la charge de la preuve, on a brouillé les pistes. Anti-juif, anti-arabe, anti-européen ou seulement anti-tout ? La zone de fracture n’est plus franche dans une France divisée comme souvent. La ligne sur l’horizon a beau être marine, elle ressemble à une planche pourrie. Au milieu des étoiles jaunes, un trou noir dans lequel s’engouffre les déçus de tout, les mécontents et les contents de rien. 

Alors, je prends une éponge. Je nettoie, je récure, je frotte. La tâche est infinie, la tache  indélébile ! Il reste des traces, un peu partout. Oh, presque rien. Au départ, des éclaboussures, des choses qu’on a renversées, qu’on a laissé traîner sans trop regarder, des idées qui se sont incrustées. Des phrases banalisées, une bonne conscience achetée à peu de frais. On verra après. Puis les mouches sont venues, avec une cohorte de vers blancs, des parasites déguisés, attirés par l’odeur. Des moisissures, des pourritures. Mon amie l’araignée est vite débordée, ses copines sont épuisées. On n’arrêtera pas la vermine comme ça.

Alors, je reprends l’éponge. Et là, je m’aperçois que je parle comme eux ! C’est contagieux, leur truc ! Et drôlement dangereux. Je prends des gants. Je mets un masque, c’est plus prudent ! Je fais attention à ce que je dis, je reste très politiquement correcte. Puis aussi je me tais, on ne sait jamais.

Putaing con, tu parles d’une immersion ! Déjà, j’ai éteint la télévision, la machine à reproduire des cons. On va commencer par là. Après, on verra.  Continuer à frotter, un peu partout, chaque fois qu’on voit que ça peut déborder, que ça va dégénérer. Puis allumer un contre-feu, et même deux. Trois, si vous voulez. Pour éloigner les loups. Arrête de rire, charmante Elvire. Et viens m’aider à frotter.