En remontant vers le Nord

Poursuivant ma lancée, je suis remontée bien plus au Nord encore ! Dépassant Commercy-les-Madeleines et Pont-à-Mousson-en-Chanson, longeant, descendant, croisant puis quittant la Meuse, jusque sous la mer. -10m indique le compteur qui mesure la hauteur des hauteurs traversées. Nous voilà au pays plus plat que plat, à perte de vue, avec du bleu bien bleu et du vert délavé pissant vers le jaune. Lever aux aurores pour une entrée au musée, dans le top cinq des médaillés de la première heure.

Vincent s’est fait beau pour Miréio ! Il a même peint la plage tourmentée, au bout du bout de la  Camargue. Le peintre se mérite et s’apprécie au calme, avant l’envahissement. Il a peint les Iris, il a peint le Japon, il a décrit son influence. Il a écrit le bleu, le jaune, avec une pointe d’orange. C’était avant l’Orage-sur-Oise, pendant l’enfermement à Saint-Rémy. Là où nous étions, l’autre Midi. Il me semble qu’il faisait chaud pareillement, et que fada on devient facilement.   

Bizarrement, le musée se trouve dans une ville du Nord, où jamais il ne vécut. En terrain neutre, l’histoire n’est pas hantée, les briques restent muettes. Mais que la ville est belle ! Et verte, et propre, et libre. Il y avait longtemps que je n’avais plus vu autant de canaux, ni autant de vélos. Des vélos sur les ponts des canaux, des bateaux sous les ponts, des maisons au bord des canaux, des maisons-bateaux sur les canaux avec des vélos,…

1400-visit-to-amsterdam-canals.imgcache.rev1438021140520.web.jpg

[Image de promotion touristique]

Bref, nous étions, on y était, nous y fûmes. Même que ça fume pas mal ! Je ne pourrais pas vivre ici, conclut l’étudiante, incommodée, aucunement prête à y suivre aucun masterasmus. Perso, je m’y verrais bien, sans la pluie, sans raison et sans façon. Admirer les façades d’Amsterdam. 

Retour à Liège, les yeux à terre pour ne pas buter sur les pavés. La batte et la brocante, des personnages à croquer, des dialogues à filmer, des histoires à raconter. Retrouver l’inspiration. Qui va peindre le premier, qui sortira son stylo, qui dégainera la caméra ? Seule l’étudiante s’applique, elle dessine des kanjis, elle dessine des kanjis, elle dessine des kanjis. C’est un début prometteur.

museum.jpg

Invitation au musée !

portamster.jpg

Dans le port d’Amsterdam…

saintvincent.jpg

La mer aux Saintes-Maries-de-la-mer

dartifice2.jpg

Feu en bord de Meuse

Nuitétoilée-Vincent-van-Gogh.jpg

Nuit étoilée sur le Rhône

Advertisements

Ciel d’été

Les vacances, c’est comme tout, ça finit un jour! Après, on va faire traîner un peu… On essaie les prolongations, on tire sur l’élastique, on tarde à replier la tente, on tente d’acheter du temps, on négocie un rabiot, on révise à la hausse, on triche avec le calendrier, on ramène des cadeaux. On les appelle souvenirs. Pour se rappeler que c’était à l’été 2016…

DSC_3291.jpgSous le ciel du Comtat…

Le Mistral souffle comme jamais. Il attise les feux de forêt, qui sont des feux de cité, aux portes de Marseille. Le vent peut être cruel à l’été, faut pas l’oublier ! Il rend fou aussi, on dit fada par ici. On sent bien comme il fait tourner la tête. On entend bien comme on n’entend plus rien dans le brouhaha des branches agitées. A la plus grande joie des allumés du plafonnier. J’en perds mon chapeau.

Té, même les cigales se taisent ! Elles sont remontées jusqu’à Lyon, je remonte jusqu’à Lîdje. Je reviendrai à l’automne, le ciel sera différent, forcément. L’air sera plus léger, la chanson autrement colorée. On a entendu Verdi, on attend Puccini. On a swingué, on a rappé. Mais donnez-moi, monsieur s’il-vous-plaît, du rock’n’roll pour l’hiver ! 

antiques.jpeg

Là où Mistral rencontrait Gounod
pour évoquer Miréio !