Bleu qui tire sur le vert…

Il y a plein de bonnes raisons de vivre en-Avignoùn ! La première est le bleu que j’aime. Il naît du bon vouloir de Mistral, le traître qui, cette fois-ci, m’a fait faux bond. Et donc, la photo est un peu voilée mais on devine bien, au-loin, la deuxième raison d’aimer la région. C’est le fameux Ventoux qui accroche les nuages. A l’avant-plan, le non-moins fameux pont, dessous duquel il paraît qu’on dansait. Et bien sûr le Palais, tantôt blanc, tantôt d’ocre, que l’on aperçoit de loin comme une promesse… adossé au Rocher des Doms. Chaque promenade sur l’île de la Barthelasse est un plaisir renouvelé.

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Une autre raison, importante, particulière, nécessaire, en-Avignoùn, c’est l’affichage ! Et ce n’est pas toujours du théâtre. Juillet approche à grand pas, son festival, en Off et en In, se prépare dans l’effervescence. L’ambiance sera bientôt détonante, vibrante, étincelante. Mais à l’année aussi, la culture est à l’honneur. Les musées y sont désormais gratuits. Voilà qui mérite bien le titre de “Ville d’exception”, même si on espère que beaucoup d’autres villes démentiront rapidement cette appellation.

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Liberté, égalité, gratuité… je vous laisse méditer !

A l’année aussi, les habitants avisés, des militants éveillés, savent que les idées se communiquent par écrit et s’affichent. Aussi, j’aime ce pays, parce que je peux y lire ceci:

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Où on voit que les vieux platanes ont fait place à de jeunes micocouliers…

Bien sûr, dans cette Région qui s’appelle désormais “Sud” (c’est tellement inattendu), on n’est jamais très loin des montagnes et pas trop près des frontières, sauf à la mer. Il suffit de descendre le Rhône. Se rappeler que la Provence (c’est son vrai nom) fut cette grande Province romaine, au bord de la Mare Nostrum. Mes racines sont d’ici, mes ailes m’emportent là. Les nageoires sont faites pour nager comme les pieds pour migrer.

A Arles, la prestigieuse, le Rhône se sépare. Le Grand-Rhône descend jusqu’à Port-Louis, vers Fos et Marseille, où commercer et échanger riment avec produire et polluer. Le Petit-Rhône file plus à l’Ouest vers la côte, là où Miréio perdit son chapeau, vous connaissez l’histoire et la chanson. Entre les deux, le grand delta de Camargue, avec le riz, le sel et le listel ; avec ses oiseaux migrateurs ; avec des saintes venues de la mer en barque ; avec des taureaux qui ne sont pas espagnols, comme leurs cornes l’indiquent, et pas non plus victimes dans les arènes ; avec des chevaux qui sont blancs après avoir été marrons, parce que la nature fait comme il lui plaît ! Oui, on peut changer de couleur, de bleu, de peau et de pays !

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Spéciale dédicace à une gardiane amoureuse de la Camargue… 

 

Et comme si tout ça ne suffisait pas, en descendant vers la Côte bleue, on y trouve un rivage aux reflets de bleus et de verts, qui font tellement rêver qu’on voudrait s’y baigner, mais que les rochers coupants et les galets roulants empêchent d’aborder.  La crique reste une zone critique.

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La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs…
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Des pins si bleus qu’on voudrait les peindre… spéciale dédicace aussi !

Mille et une raisons de rester en Avignon, et pourtant je suis remontée ! Shiva se devait d’être là pour faire réviser l’étudiante, qui a bien réussi l’épreuve mais doit encore rédiger ce qui s’appelle un mémoire, tandis que je n’en finis pas de relire mes mémoires Cinq ans déjà qu’on vidait notre refuge de la rue Saint-Charles. Cinq ans ? Cinq ans !

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Au train où ça va…

Donc, nous y revoilà. Ici et là. Dans le Sud. Sous l’orage, emprunter le bus parce que la ligne aux palais est inondée, prendre un train plus tôt pour ne pas arriver trop tard, l’ascenseur de la voie 16 n’est pas en panne, les contrôles sont aléatoires, le départ retardé de quelques minutes à peine. La voiture 7 est pleine à craquer de valises et d’étudiants du vendredi, veille de grève, le changement à Valence est venteux, l’arrivée en gare se fait sur un quai bondé de jeunes gens excités. On y est à la nuit tombée. Il fait un monde comme en plein festival !

Le lendemain, aller jusqu’aux Halles, dans les rues pareilles et différentes. Refaites à neuf, en moins de neuf mois et moins douloureuses aux pieds. Se balader sans trop traîner, respirer. Qu’est-ce qui dans l’air a changé ? Les musées municipaux désormais sont gratuits, j’en connais un qui serait content! Sinon, les bus sont toujours confortables et l’arrivée du tram se prépare à vive allure. Les pickpockets sont de sortie avec les touristes revenus. Vol du portefeuille, la main dans le sac, vite fait, pas vu ! Retrouvé une heure plus tard dans la sacoche d’un postier. L’argent dérobé, les cartes bloquées. Ne reste que la stupeur et un large sourire pour gratifier la postière qui a appelé. Grande première dans une ville où jamais je n’ai craint pour rien. Inconsciente certainement.

Donc, ici même, qu’est-ce qui a changé ? Les couleurs ne sont plus de mise, la justification non plus. Tout ça fait un peu désordre et graphiquement mal aux yeux. L’arnaque est —était— prévisible. Paiement souhaité pour amélioration visible! Paiement souhaité pour rendre le blog plus visité! Mais mieux encore, rappel pour me suggérer de se faire payer chaque visite à travers la publicité. Encore “des” qui n’ont rien compris! Si j’écris, c’est pour les amis, les curieux, les badauds. Pas pour leur vendre du saucisson, des voitures, des crèmes solaires, ni des prêts à tempérament. J’ai mis les noms exprès, pour voir ce qui va sortir du moteur de recherche ! Sinon,comme d’hab, je vous embrasse…

Bon, pour les photos, c’est un peu compliqué. L’option n’est pas activée, ou alors elle est payante, ou manquante, ou sur google, ou avec des images préfabriquées… Tiens, la voilà, au final, quand même. Non, décidément, je n’aime pas ce nouveau média !

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Arrivée du tram revenu à Avignon, comme à Liège…  (heu non, en fait, pas à Liège !)