Allez les Bleus-Beurs-Belges

Ainsi donc ce fut Belgique-Japon ! Banzaï, à l’attaque et à la contre-attaque. Un final épique, pour ce qui n’était jamais qu’un huitième de finale. Peut-être même que je vous parle chinois ? Sur Terre, tous les quatre ans, des gens venus de nulle part et d’un peu partout se mettent à courir en short derrière un ballon, entraînant une Nola qui remue les tripes des plus endurcis et abrutit les plus malins. Plus question d’immigration, les dieux du stade sont intégrés dès qu’ils ont marqué. Plus question de lois sociales, bénis des dieux, les ailiers sont exonérés d’une fiscalité solidaire et responsable. Plus besoin de préserver la biodiversité, les sportifs adorés ont adopté la fashion-coupe-décolorée.

Durant quatre semaines bien tassées, la planète arrête de tourner. A chaque jour qui passe, on apprécie un peu plus les vertus du réchauffement climatique. Le ciel du Nord devient bleu comme dans le Sud. On respire mal de jour comme de nuit. Les cigales remontent bien au-delà de Lyon, les orages font déborder les bassins d’orage, les plantes assoiffées s’étiolent, les matous marchent à l’ombre derrière les souris, en attendant la mi-août. L’été sera chaud, plus chaud que celui de 1976, de mémoire…

Or, donc, l’étudiante a affronté sous la canicule la redoutable formation japonaise, de niveau 3, lors d’une rencontre internationale à Leuven-l’ancienne. Après un début laborieux, elle s’est sentie vaincue par les pièges nippons, avant de reprendre courage avec quelques kanjis bien maîtrisés et de belles passes en milieu de phrases. Dire qu’elle est allée droit au but ? Qui sait, les miracles existent aussi pour les braves. Résultat à la mi-août.

JAPAN-copie.jpegJ L P T  2018

A Leuven-la-bière, je me suis ainsi retrouvée à l’accompagner et à la supporter, comme il se doit. Je n’avais pas mis le maillot, ni de bain, ni de rien. Juste une robe légère et un couvre-chef, des chaussures adaptées et sans crampons, pleine de bonnes résolutions et sans pognon. La ville comme un dimanche de soldes, ouverte à tous vents, sous un soleil de plomb. J’ai essayé de reconnaître les rues enserrées derrière la muraille abattue. Il y manque un fleuve, un rocher, un palais. On y trouve des vélos, des jardins, des allées ombragées, où je me suis heureusement posée. On y trouve des bâtiments anciens,  marqués du sceau de l’université où j’ai raté tout ce que je ne voulais pas.

Quarante ans plus tard, remonter la Tiensestraat avait quelque chose d’irréel. Cet immeuble que j’ai reconnu où logeait un donjuan qu’on appelait casanova, qui devint directeur de banque. Ce café que j’ai reconnu où débattait ce délégué de classe, qui devint avocat des sans-papier. Ce banc que j’ai reconnu où j’ai embrassé un roi des bleus, qui devient maître notaire comme son père. Les bourgeois, c’est comme les cochons, immersion dans une chanson ! Ici, je n’ai fait que passer sans m’attarder.

4graces.jpgQuatre grâces qui s’éloignent…
l’homme en jaune n’est qu’un pêcheur de papier !

Plataan-copie.jpegVenir jusqu’ici pour trouver un poème du XVIIe à la gloire du platane!

Cet été est d’autant plus particulier qu’à la réalisation du mémoire l’étudiante doit s’attacher. Et qu’il me revient d’expérience que l’épreuve est fameusement éprouvante. Pour l’encourager (oui, je suis une vraie supporterre et quand elle parle chinois, elle m’épate), je l’ai donc accompagnée à la capitale, pour qu’elle puisse aller fouiner dans la rayonnages auxquels je n’ai pas accès. Dommage, vous savez comme j’adore ça, les livres et les rats de bibliothèque! Celle-ci ne vaut pas celle que j’aime tant en Avignon mais l’environnement est intéressant. La vue sur Bruxelles, ma belle, m’attendrit. C’est un musée, riche de musique et de chansons, non loin d’un musée, riche de peintures et de Magritte. Juste à côté d’une grande salle de concert et d’une verte salle de classe. C’est un peu surréaliste, comme il se doit. Un endroit à passer des Nuits debout, à refaire le monde ou à regarder des matchs de football. Que les meilleurs gagnent, que les moins bons s’en sortent, que les humains se ressaisissent… Le temps est à la surchauffe.

MIM 06 - copie.jpgCeci n’est plus un magasin… d’ailleurs les Anglais ont été défaits !

 

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Bleu Ardente

Or, donc, en cette fin de semaine, à Liège, c’était les Ardentes. Festival musical, bon enfant, sans être familial, qu’on dira convivial. Bruyant aussi, ça rappe par-ci, ça crie par-là, ça chante aussi. Le vent de Meuse nous ramène des miaulements d’Indochine. Entre cent klaxons, trois victoires et deux défaites, reste l’espoir. Les bus bondés, chargés de jeunes prêts à camper, ne s’arrêtent plus à l’arrêt indiqué. Les bus trop pressés empruntent les quais, tout schuss. Puis, s’arrêtent pour faire marche arrière ! C’est très étonnant un bus, à rallonge, trop chargé, qui se met à reculer. Sensation, train fantôme à la foire du Midi ou serpentin à la foire d’Octobre !

Dans les magasins, dits de proximité, ça parle flamin, italien, dindon, germon, anglois, ecetera, chinois, spanish ou portuguèss. “T’as pas pris de shampoing ? Non, mais… c’est pas moi qui paie le pain!” Sardines à l’huile et tomates en vrac, de l’eau et des bières. Oui, ils sont venus, ils sont tous là, la belle jeunesse européenne. C’est très rafraîchissant par ces chaleurs. Il paraît qu’on a frôlé les trente dans les tentes des Ardentes.

Pourtant, les Français sont aux abonnés absents. Je me demande bien pourquoi. Les nuits debout seraient-elles plus belles que nos jours de pluie ? Les soirs de match seraient-ils plus bleus que nos matins gris ? Comme chaque année, jeudi 14, c’est Fête-Nat, avec concerts et feu d’artifice à Lîdje. On va danser sur le pont mais peut-être que la fête ne sera pas tout à fait la fête… Certainement à cause du 49.3 ! On peut y voir une fameuse défaite. Pourtant, si toute cette belle jeunesse se mobilisait, pour construire une autre Europe, un monde meilleur, plus de justice sociétale, moins d’injustice sociale. Avec des “si”, on pourrait mettre Paris en bouteille… et même du sable dedans ! 

— Es gibt kein Foto —

Bleuxit

Viser entre les gouttes, viser entre les goals, j’ai repris la route entre le pays Brabant et le pays Ardent. Ça me rappelle un déménagement, mouvementé, au premier jour de l’été, il y a deux ans déjà, comme le temps a passé ! Du Mondial à l’Euro, ce sont toujours les même dollars, les mêmes klaxons. Sauf que je les supporte de moins en moins. Déjà qu’au balcon, même fenêtres fermées, on ne peut résister à la furie des fous qui se mettent à hurler. Voilà qu’un certain, que j’affectionne d’une tendresse particulière, se met à les défendre ! Mais, mon grand chéri d’amour (je rigole), tu sais bien que ça me fait mal aux oreilles ! Elles sont grandes les oreilles-de-mireille (rime riche), certes, mais fragiles aussi ! Non, je ne supporte pas que les klaxons des cons m’empêchent de dormir la nuit. De même que ma fille, mes voisins, le bébé d’en face, le chien d’en haut, et même les oiseaux. Vos gueules, les mouettes !!!

Je ne les supporte pas les supporters, pas plus que les cloches à pas d’heure. Ma sensibilité heurtée même s’ils sont heureux. Et je maudis davantage encore les klaxons quand je suis au volant, au milieu du trafic. Hein, que, quoi, pourquoi ? Je risque de heurter un vélo ? J’ai frôlé un pare-choc ? Je roule à contre-sens? J’ai brûlé un feu ? J’ai franchi une ligne blanche ? Je sursaute à chaque fois et je risque l’accident à chaque instant. Non, mais ils sont tous tarés !!! Les Ritals du lundi, les Belgos du dimanche, qui suspendent même la circulation des bus ! “Tu imagines, j’ai dû rentrer à pied de la gare à minuit parce que le bus ne roulait plus”, confie une rousse étudiante à son amie. Pourvu qu’elle ne soit pas Mayar en plus…

Car, avouons quand même, tout ça pour ça !?! Gagner un match de huitième de finale d’une coupe d’Europe, de football, qui n’est jamais qu’un sport parmi d’autres. On me répond —oui mon chéri c’est toi— que c’est formidable parce que les gens sont heureux et que je ne suis que rabat-joie. Manquerait plus que je sois abat-jour quand il se prend pour une lumière (je rigole) ! Que des gens soient pris de délire et d’euphorie à la vue d’un ballon, sur une pelouse verte ceinturée de publicités, a déjà de quoi surprendre. Qu’ils se croient obligés ensuite d’aller le crier sur tous les toits, alors qu’ils n’ont jamais fait que regarder la télé, n’a pas fini de m’étonner. Des gens heureux de rien ! C’est triste. Des gens heureux pour rien, c’est bien, me dit-il ! Décidément, nous ne serons jamais d’accord sur ce point.  Et pourtant, au fond, c’est la même passion pour l’humain. Mais pas la même chanson. 

Le malentendu vient de loin. On fait comme si. Tous les Rosbifs détestent les mangeurs de grenouilles. Tous les Spaghetti se moquent des Tortillas, les grands-Buveurs-de-bière détestent les petits-Buveurs-de-bière, les dépeceurs-de-baleine écrasent les buveurs-d’eau-chaude ! Fameuse douche froide. Tous les nationalistes en herbe se réjouissent. Chacun sa pelouse, maître du jeu sur son terrain. Finalement, ce qui me hérisse le poil dans cette compétition sportive (tu crois encore que c’est un sport, mon chéri ?), ce sont les couleurs, les hymnes, les clans et les pays qui s’affrontent. Non, je n’aime pas les nations, ni les nationalistes, ni les footbalistes. Tout ce qui nous fait oublier que nous sommes sur le même bateau, sur la même planète en péril. Et qu’Unis on vaut mieux que les Etats. 

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Quand je désespère de l’humanité,
je relis Yoko Tsuno !

Leo aux lauriers…

Voilà, une bonne chose de faite ! Leo enfin récompensé a bien parlé. De l’important, de l’urgent, du changement climatique. Et Demain, aussi récompensé, comme il est temps que les choses changent, que le monde bouge. On ne va pas revenir sur le film du revenant, qui évoque autant Jerimiah Johnson que l’inoubliable Aguirre, sans la même émotion, ni la même puissance. Il est vrai aussi que ces films ont plus de 40 ans que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ! On retiendra que nos trois héros ont les yeux d’un bleu profond qui invite à plonger pour mieux réfléchir le monde, notre rapport à la nature, aux autres et à la différence…

Bob-Klaus-Leo, plus ou moins fous, jamais très sages, nous donnent à voir des images du nouveau monde avant qu’il devienne ancien. Mise en abîme, du temps où les navajos n’étaient pas des idiots, les pawnees pas tous des pourris, les iroquois pas encore narquois, et les ingarikis pas toujours raonis. Le temps où on vivait autrement, au coeur de la forêt, au plus près du torrent, de la rivière, voire même du fleuve. Du temps, où on connaissait ses voisins, la famille élargie, le clan et la tribu. Bien avant qu’on invente les réseaux sociaux !

Samedi, j’ai donc traversé le fleuve, pour aller sur l’autre rive, découvrir une peuplade amie, installée sur une île en roture. Tout comme nous, ils ont des échoppes et des commerces, qui ferment à 18 heures, et le dimanche, et le lundi, mais pas le mardi ! Ils ont des estaminets et des abris-bus. Ils ont des chiens qui chient sur les trottoirs et des pigeons qui évitent les vélos. Bref, c’est tout pareil, enfin presque. J’ai découvert un marchand qui revend du matériel électro-ménager recyclé, récupéré, bricolé, voire tombé ou même neuf. Sa femme n’est pas voilée, aimable et malhabile. Lui est courageux, énervé, débordé. Il a repris mon four alternatif pour l’échanger contre un four à temps plein mais sans horloge ! La cuisine a tout de suite un autre cachet, façon aspirine, je vous épargne la photo.

Non, plus amusant, est son parcours. Venu du Nord, du nord marocain je veux dire, du pays de Nador, du pays d’où je connais les gens, d’Oujda et par-là… il entend bien rester ici ! Forcément, il y travaille comme un forcené qui sait se débrouiller avec sa camionnette qui tourne et qui pollue. Vivre au rythme de la kasbah, en trois minutes m’y voilà ! Et puis, quand il est entré dans la cour, il a eu cette phrase étonnante : “oh, c’est beau, on dirait la France, on dirait Avignon ! ” Soit il est devin, soit plus sûrement il a de la famille qui vit par là ! Le frère de sa mère, c’est son oncle, non ? En repartant, il a croisé une dame aux blancs cheveux et aux yeux bleus, qui m’a demandé pour entrer ! Encore une qui veut se téléporter, j’ai pensé.

Exact ! Mais dans le temps, pas dans l’espace ! Elle a vécu là, enfin ici, il y a dix-huit ans. Séquence émotion, les pierres parlent encore, le décor a changé. Les toxicos sont partis, le grenier transformé, l’escalier disparu. J’ai plus appris qu’elle n’a ressenti. L’échange était émouvant, intéressant. Comédienne palato-chilienne, elle est partie vivre dans le Sud ! De la France, je veux dire, vous savez, là où le temps dure longtemps… Parfois, il suffit de traverser le fleuve, pour faire des rencontres et voir la vie autrement.

 

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Saurez-vous rendre à chacun de ces héros son destin ?

 

Miaou…

Jamais deux sans trois ! Voilà qu’un chat vient de dégringoler pour la troisième fois de la terrasse. Mais ce n’est pas le même chat, si bien que je crains qu’elle ne tombe encore une fois, cette chatte qui est déjà tombée deux fois. Manquerait plus que le matou recommence, ce qui nous permettrait de breveter cette activité comme attraction de l’été  ! A chaque fois, les voisines affolées viennent m’appeler parce qu’elles ont vu voler un chat. On ne sait jamais très bien lequel, sauf à observer celui qui reste sur le bord du muret à regarder l’autre en bas ! Ca me rappelle l’histoire, ancienne déjà, de deux frères qui jouaient à se poursuivre sur le toit d’un grand magasin. Le plus grand tomba sans trauma, le plus jeune fut choqué sans chuter ! Ici, je soupçonne fortement le matou-lynx-même-pas-américain d’avoir courser la chatte-thaï-même-pas-birmane. A la mi-août, c’est bien connu, les minets font les fous !

—  non, je ne vous mettrais pas de photo,
ni du chat, ni de ma chatte —    

Au 15 août, parce que oui c’est aujourd’hui, il se passe des choses étranges en bord de meuse qu’on appelle république d’outre-meuse, parce qu’on y dépasse facilement les bornes. On y fête marie, bien sûr, comme aux saintes et comme ailleurs. On voit des illuminés défiler devant des potales enluminées. La photo est mouillée car il pleut en averses violentes ! Attention aux âmes sensibles, les photos suivantes sont très sombres. Le ciel est gris, le ciel est noir, l’heure est grave. Simenon mène l’enquête, marianne monte au combat, notger maugrée, tchantchès est très laid, nanesse a l’air bièsse.  Les plus intrépides sont montés sur des échasses, car les caves sont inondées, la meuse va déborder, le péket coule à flots, le sirop est devenu hallal,…

C’est très mélangé par ici, populaire, bariolé, friqué, paumé, mais les gens sont gentils, je vous ai déjà dit ? Les contrastes ne font pas peur, seul le bleu vient à manquer. Dans le bus, une femme emballée voilée jusqu’au menton est assise en face d’une black en mini short sous top moulant. C’est l’été ! Sous le regard étonné du paki qui squatte le porche à côté, mon voisin a sorti sa porsche. il la nettoie avec application avant de la ranger dans son garage. On ne sait jamais qu’un chat viendrait à tomber par là. Mais on n’est pas à Yper non plus !

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Un qui ne craint pas de tomber !

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Marianne en première ligne

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L’Agent 21 au milieu des parapluies

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Dans la vie, il faut savoir prendre de la hauteur

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Avis aux amateurs, ici on aime la couleur !

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Avis aux intolérants, ici on aime les mélanges !

 

Treize desserts

Il existe, paraît-il, une tradition très ancienne qui veut qu’on fête le moment où les jours se mettent à rallonger ! Cette période où la lumière triomphe des ténèbres, quand les nuits deviennent progressivement moins longues, revient chaque année, ce qui est plutôt encourageant ! Tout se passe comme s’il devenait soudain possible d’inverser le cours des choses, d’arrêter la course du temps pour repartir dans l’autre sens.  De quoi se réjouir à chaque fois ! L’occasion de se rappeler qu’il faut souhaiter que les hommes et les femmes vivent en paix sur cette terre qu’ils empruntent aux générations futures. Après, bien sûr, chacun mettra des sapins décorés, des nains dans les crèches, de rouges capuches, des bulles en coupe, des chapons rôtis, des guirlandes au balcon, des bûches dans l’âtre, des bûches aux marrons, glacées, à la crème, au chocolat, au café, non sans façon, merci, ça ira, pour cette fois !

Dans le Sud, la tradition est celle des treize desserts. Je vous épargne l’énumération. La liste se résume à des fruits secs, confits et frais, de la fougasse à l’huile et des figues sèches, des noix et deux sortes de nougat. A l’occasion, je vous posterai un article sur le Noël provençal, qui vaut à lui seul tout un poème de Mistral, et sur la période de la calendale qui dure près de deux mois ! Pour l’heure, je vous mets la photo de la table aux desserts provençaux revisités à ma façon ! A la place du melon, je mets des bergamotes ! A côté des calissons d’Aix et des nougats de Montélimar, je mets des biscuits de Reims, des baisers de Malmédy, des spéculoos de Dandoy, des amarettis sardes, des chocolats belges et bien sûr des madeleines. C’est tout moi, ça ! Naturellement, je vous invite à partager et à venir déguster, si vous passez par Liège, un de ces jours prochains… Le soir de Noël, on y mange des bouquettes ou boukètes ! Et ça c’est drôlement bon, j’en reprendrais bien, tiens  😉 

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  Si vous comptez bien,
il y a en bien plus de treize…

Que vous soyez seul ou nombreux à table,
soyez heureux d’être là !

Enfin, une anecdote pour la fin du repas.
Vous savez d’où vient l’habitude de manger une bûche  ?

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Lumen

Le vent, comme une flûte, souffle, entre les branches, entre les volets. Shakuhachi, dirait l’étudiante qui poursuit ses recherches sur le bambou bouddhiste. Son monotone, presque apaisant. Flûte de pan ? Le Mistral, décidément, n’en finit pas d’être un personnage à part entière. Surtout la nuit. Au matin, les nuages dissipés donnent envie d’aller se promener. Enfin ! Depuis dix jours, je n’ai vu que du gris. Et des lumières qui rappellent que Noël approche. Cette année, la crèche est sortie de la Mairie. Enfin, dirais-je ! Pourtant, les gens boudent. Il faut toujours qu’ils rouspètent, ça semble être une seconde nature chez les Provençais ! La crèche est installée dans une église, fort jolie mais fort désaffectée. Elle a trouvé sa place, place-des-corps-saints que j’aime bien. Au milieu des marchands de santons, qui ne sont pas contents, sous leurs tentes ou chalets pas laids. Moi, je dis que c’est le temps qui les rend sons. 

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Ca sent le sapin encore sain … 

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Temple égyptien ?

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Sapin païen dans lieu de culte désaffecté
avec crèche provençale installée

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Sapin rouge sous les ors
de la république

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Et puis aussi, des gens contents,
qui posent amoureusement… 

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… et d’autres qui posent,
dans l’ombre,

parce qu’ils ne savent pas trop
où crécher ce soir…