Bleu Carême

Soleil revenu, froid glacial, hiver qui s’étire, journées qui rallongent. Du bleu enfin, un peu, beaucoup, partout. Avec un vent piquant qui se faufile et qui ne s’appelle pas Mistral. Il ne souffle pas en rafales vivifiantes, il est seulement entêtant, ce vent qui donne mal à la tête. Obsédant, il me rappelle que dans le Sud je ne suis plus descendue depuis longtemps. Qu’à la Foire du Livre je n’irais pas plus qu’avant dédicacer aucun ouvrage que j’aurais imprimé.  Que d’autres solutions il faut imaginer pour l’équilibre financier retrouver. Que la vie de bohème n’est pas un plan B. Et qu’il m’arrive de grogner de ne plus assez voyager. 

Alors, j’ai repris le train pour pas loin. Une ville capitale au confluent mosan. Une incursion dans le temps. Il y a huit ans, j’arpentais ces mêmes rues à la recherche d’un local où implanter des producteurs, valoriser les circuits courts. Et voilà qu’au détour d’une rue bien fréquentée, le magasin surgit, paysans-artisans réunis sous la même bannière. Nous y voilà. Les boucles du fleuve sont aussi belles qu’inutiles. Les graines semées prennent du temps à germer.

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Gare ancienne en mutation

Les gares aussi se transforment, l’équilibre difficilement atteint n’est jamais préservé longtemps. L’absence de travaux est un leurre. De nouveaux projets surgissent. Pour de bonnes et de mauvaises raisons. Plus de trains ou plus de train le week-end? Plus de bus ou plus aucun bus en soirée? Plus de voitures ou plus de vélos, plus de parkings ou moins de pollution? La ville sous nos yeux ébahis évolue si vite. Des magasins disparaissent, des emplois engloutis, des habitudes évanouies. D’autres surgissent, différents ou indifférents. Des vitrines masquées, des chancres, des lumières clignotantes. Absence de repères, je me perds désormais dans des villes imaginaires.

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Passerelle au-dessus du temps

Dans la principauté aussi, tout vient à changer. La gare centrale, qu’on disait du Palais, fut rasée puis enterrée. Les escalators y sont définitivement en panne. C’est un choix assumé, revendiqué. Est évoquée l’idée de la rebaptiser saint-lambert, sans rien y changer. Parce que palais ce n’est pas un palace assurément. Sauf pour les miséreux frigorifiés qui y trouvent refuge, y dorment à la journée, viennent s’y laver, avant de repartir, mendier, errer, s’évaporer. Il m’arrive de pleurer. 

Une conférence avec ma fille m’apprend que la compassion induit des émotions positives mais que le stress empathique génère des émotions négatives, provoque le burn-out, attiserait même l’agressivité. Ce sont les neurosciences qui parlent. Je vais donc de ce pas aller méditer, me mettre aux mantras, qui sait —même— prier ! Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Et je répète en boucle. Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Je vous souhaite tout le bonheur du monde. J’aime et je sème. 

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Distorsion de l’espace-temps

PS : Sinon, des nouvelles de l’étudiante qui a brillamment réussi ses épreuves nipponnes : A  A+ A+ A+ A A+, quelque chose comme ça ! Si c’est pas positif, ça cool

   

 

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Bleu de mai

Au premier mai, il y a des travailleurs, des odeurs qu’on appelle parfums, des relents de printemps. Des roses qui embaument au jardin, du muguet qu’on offre au matin, des fraises qu’on déguste à la main. Il y a une légèreté qu’on voudrait décliner. Une indolence à rêvasser. Au milieu du Rhône, sur l’île de la Barthelasse se promener, croiser des gens. J’adore ça ! Des gens tous différents, très mélangés. Pas seulement des enfants, avec leurs parents. Pas seulement des grands-parents. Pas seulement de jeunes amoureux, pas seulement de vieux amants. Pas seulement des femmes voilées, des filles dénudées, des gars torse-nus, des gaillards tout barbus. Pas seulement des pêcheurs du dimanche, des mémés emperlées, des dragueurs patentés. Pas seulement des familles, aussi des amis, parfois des voisins. Des gens même qui viennent de loin, de l’autre rive du fleuve, de l’autre rive de la Méditerranée, des étrangers qui parlent une langue étrange, des gens avec plein d’accents chantants. Il y a des ballons, des trottinettes, des poussettes, des vélos, des glaces, des cannettes, des cannes, des canetons et des canards. Douce France, celle que j’aime ! Il se dit qu’elle passera. Elle ne passera pas, je te le dis moi, té ! 

 

— Interlude sans raison —

 

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La dolce vita que voilà !

Bleù de Mars

Té, le mois de février est passé ! Le voilà enfin, le Sud, le bleu, le printemps, déjà ? En cette journée martienne, qu’on dit huitième, déjeuner entre femmes en terrasse au soleil du Midi à midi. Elle est pas belle la vie comme elle vient ? Surprendre et organiser, se laisser porter.  Nous fûmes à Nîmes, la ville avé un accent !

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Promesse de platanes

Bien sûr, les platanes sont nus mais on voit bien le bleu qui pointe ! Et aussi les fleurs au jardin, jacinthes et narcisses. Et les iris violettes, fatiguées déjà au Frigolet que voilà, dans la montagnette qui respire  la garrigue. Puisqu’on vous le dit, le printemps ici commence avant l’heure, les oiseaux chantent, les chameaux blatèrent. En tous cas, celui des rotondes, en forme olympique dans le cirque du même nom. Le désert avance, la faute au réchauffement climatique.  

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Très beau spécimen de dromadaire,
avec chameau associé

Tout semble un peu décalé, cette année. Le trajet à moitié, le train à l’étage, sans tablette, sans électricité. Obtenir du contrôleur-accompagnateur-en-chef, une place particulière, un statut à part entière qui ne soit pas en première. Tout n’est jamais tout à fait pareil. Après, les choses rentrent à peu près dans l’ordre. Mistral chasse le gris et les velléités de pluie, Miréio retrouve son chapeau, ses lunettes solaires, sa jupe légère. Et même le temps de vous envoyer du bleu bien bleu, du vrai bleu. Celui-là est gardois.

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Ce n’est pas Tunis, bien qu’on y fasse beaucoup de poteries…

Le temps de retrouver les rues d’Avignoùn, avec des pavés-mal-aux-pieds qu’on appelle calades, des travaux pour l’arrivée du tram, des maisons en ravalement, des reconstructions de bon aloi, des enseignes fermées jusqu’à l’été, des nouveautés déclinées. J’aime toujours autant me balader le nez en l’air, humer cette atmosphère particulière. Promettre du fromage de chèvre des Alpilles, dont la boulangère me dit le plus grand bien, à l’épicier-bio-cyclo qui fut mon voisin, il y a quatre ans déjà ! Faire du circuit-court toujours, ça paraît si facile ici ! Quand je fais le tour des commerces et des papotes, les gens sont causants, superficiels mais attachants. Caresser quelques chats qui partiront bientôt. Mes racines ici sont ténues mais plus solides que dans la cité ardente. 

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Pots en Bonneterie

Des jardinières accrochées, c’est tout moi çà ! La bonne idée que voilà ! Animation de quartier, jeunes impliqués, décors en pots, chacun peut s’amuser. Les nuits debout ont essaimé, ici comme partout, se réapproprier l’espace public. On voit bien que le printemps est dans les coeurs, surtout sur la deuxième photo. Regardez mieux, aucune marine mais un phi qui ne trompe pas. On le voit de-ci de-là, plus souvent qu’on ne croit et ce n’est pas une croix. C’est un signe de ralliement, l’espoir de tout autre chose, les gens !  C’est la France insoumise qui se réveille, comme une eau qui sourd… En-dessous coulent les sorgues.

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Sous un pont d’Avignon… un coin de bleu

Je vous mets cette image-là parce que reporter je suis encore à mes heures perdues. Je me souviens que d’écrire c’est dire et décrire. Et que le Sud n’est pas aussi pourri qu’on veut bien le décrier et que France n’est pas que celle qui passe à la télé. Elle est bien plus mitigée, exaltée, révoltée, désabusée aussi mais prête à résister. Le trocadéro, c’est la tête à toto de la manif pour tous qu’on appelle grande manipulation.  Ce ne sont pas cinquante mille qui vont faire la loi, ni interdire le droit à l’avortement, ni revenir sur les mariages gay. Attention les gens, faudrait pas qu’on vous prennent pour des canards sauvages ! C’était ma page militante 😉

 

Bleù de Berre

Les idées préconçues ont la vie dure. Ainsi, j’ai trouvé charmant l’étang de Berre qu’on dit pollué et mal famé. A Sant Chamas, un oppidum gaulois et un pont flavien ; à Istre, un conservatoire de musique digne d’une métropole. Et puis, un port lové dans une anse, comme une calanque, où on fait la fête aux oursins. Il y a du vin, des enfants bruyants, des chansons populaires, des airs à farandole, des militants écologistes, des pétanquistes qui ne sont pas tous pétainistes. Il y a le vent du Sud qui ramène des flonflons à la française, des taggadas à la fraise. Et ce passage-là était vraiment bien !

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Il y a des grillages mais c’est comme pour les chameaux,
on n’est jamais trop prudent !

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Dans le fond, on entend bien la musique…

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En regardant loin, en regardant mieux, on la voit bien… la montagne qu’on appelle victoire !

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Tiens, vous l’apercevez ?
Là j’ai zoomé au-dessus du champ d’oliviers… mais le bleu n’est plus pareil

 

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Bus bleu

Quand je descends, il y a deux choses à ne jamais oublier : les lunettes solaires et… le parapluie. Parce que oui, dans le Sud, quand il ne sert pas d’ombrelle, le parapluie peut être utile! Surtout en novembre. Et à condition bien sûr que le vent s’absente, ce qui arrive forcément quand il y a des nuages.  Il fait un temps de tous les saints, qui ne va pas durer. 

Quand Mistral revient, il chasse tout ça, exit le gris et les parapluies. D’un coup, d’un seul, revoilà le grand bleu, le frais, et même le froid, je chausse mes lunettes noires, je sors mon lainage. J’y suis, il fait juste bleu comme j’aime. Comme j’aime ça, bleu vivifiant. Je retrouve mes marques, un café en terrasse, un croissant chaud comme une madeleine de proust. Je revis mes souvenirs à chaque détour.

Je pose les pieds dans d’anciens pas, comme en lévitation. Je lève les yeux, une église me sourit. Comme c’est étrange, elle se souvient. Cette place, je la devine, je la connais, la reconnais. Je l’invente et je la hante. Voilà le square qui m’abrita, le coin qui m’enchanta. Je glisse dans ce décor immuable, dans cette ville de remparts, de murs minables, de sombres ruelles, de claires chapelles, de pavés glissants, de palais étincelants. J’y suis, j’y reste, j’y étais, j’y fus, j’y serai. Le temps ici importe peu. Il s’arrête.  

Que dire d’un voyage sans histoire ? Avec des trains à l’heure, des ascenseurs en ordre de marche, des militaires dans les couloirs, les douaniers à peine énervés. Qu’ils ont fermé le couloir de la gare du Sud pour mieux contrôler l’accès au Channel, sans escale et sans calais ? Je ne sais. Je ne sais pas pourquoi il faut désormais sortir de la gare, parcourir un trottoir mal pavé comme les roulettes des valises adorent, pour mieux rejoindre l’autre partie de la gare. Bienvenue au pays surréaliste. Des bus attendent, des porteurs vous interpellent pour vous emmener à Charleroi-Airport où je ne veux pas zaller ! Moi, je veux du bleu Zepplin. A l’arrivée, un chauffeur, qui n’est pas uber mais ami, m’attendra. La vie comme ça, il me plaira.

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Mon bus à moi, il est bleu…
et l’avion, il est loin, regardez bien !

Ce matin, le ciel m’est tombé sur la tête, effondrée je suis ! Le vilain canard a réussi son pari ! De tous les personnages de Disney, celui que j’ai toujours détesté. Me voilà consternée, ma fille dégoutée, prête à renoncer à la vie sur Terre. Quoi de plus dur pour une mère ? Avoir vu venir sans rien pouvoir y faire. Pas même se taire. Nos cris d’orfraie en vain. Il n’est de pire imbécile que celui ne veut pas entendre la voix de la raison. Ceux-là sont nombreux. Nous dérivons. Dangereusement, et tous les optimistes n’y pourront rien changer. Les pessimistes non plus, qu’ils aient tort ou raison.

Alors, j’ai repris le bus bleu jusqu’à l’université. Dans la bibliothèque, je me suis réfugiée. Plus aucun garde à l’entrée. Se ressourcer. Retrouver les fondamentaux, se nourrir de valeurs universelles. Des hommes, des arts et de la musique, de l’histoire. Dans les  livres me plonger. Sur la piraterie en mer de Chine, dériver. Quelques japonaiseries, des bronzes et des bonzes, des cloches et des tambours, l’un ou l’autre dragon imaginaire. Cachez ce monstre que je ne saurais voir !  yell

 

Bleu Ardente

Or, donc, en cette fin de semaine, à Liège, c’était les Ardentes. Festival musical, bon enfant, sans être familial, qu’on dira convivial. Bruyant aussi, ça rappe par-ci, ça crie par-là, ça chante aussi. Le vent de Meuse nous ramène des miaulements d’Indochine. Entre cent klaxons, trois victoires et deux défaites, reste l’espoir. Les bus bondés, chargés de jeunes prêts à camper, ne s’arrêtent plus à l’arrêt indiqué. Les bus trop pressés empruntent les quais, tout schuss. Puis, s’arrêtent pour faire marche arrière ! C’est très étonnant un bus, à rallonge, trop chargé, qui se met à reculer. Sensation, train fantôme à la foire du Midi ou serpentin à la foire d’Octobre !

Dans les magasins, dits de proximité, ça parle flamin, italien, dindon, germon, anglois, ecetera, chinois, spanish ou portuguèss. “T’as pas pris de shampoing ? Non, mais… c’est pas moi qui paie le pain!” Sardines à l’huile et tomates en vrac, de l’eau et des bières. Oui, ils sont venus, ils sont tous là, la belle jeunesse européenne. C’est très rafraîchissant par ces chaleurs. Il paraît qu’on a frôlé les trente dans les tentes des Ardentes.

Pourtant, les Français sont aux abonnés absents. Je me demande bien pourquoi. Les nuits debout seraient-elles plus belles que nos jours de pluie ? Les soirs de match seraient-ils plus bleus que nos matins gris ? Comme chaque année, jeudi 14, c’est Fête-Nat, avec concerts et feu d’artifice à Lîdje. On va danser sur le pont mais peut-être que la fête ne sera pas tout à fait la fête… Certainement à cause du 49.3 ! On peut y voir une fameuse défaite. Pourtant, si toute cette belle jeunesse se mobilisait, pour construire une autre Europe, un monde meilleur, plus de justice sociétale, moins d’injustice sociale. Avec des “si”, on pourrait mettre Paris en bouteille… et même du sable dedans ! 

— Es gibt kein Foto —

Du rouge au milieu du bleu

Selon le calendrier, on est en juin. Selon la grenouille, on est à la fête ! Selon les klaxons, les rouges sont passés à l’action. Selon la télévision, ils ne sont pas encore champions ! Cette saison est pleine d’illusions, d’examens reportés, de journées décalées, de grèves annoncées. Attentats à l’arc-en-ciel, bilan halluciné, silence consterné. Consternant. Il ne fait pas bon être homo, comme ils disent, ni pédé, ni même gay. Pas plus que policier, journaliste ou juif. Pour certains, il ne fait pas bon vivre —ni même penser— autrement les jours de ramadan. Hallucinant. Il ne fait pas bon être femme, anglaise, travailliste et tolérante, militante de l’immigration, pro-européenne et même pas lesbienne. Non, il ne fait pas bon être dans le vent en ce moment. Ni à voile, ni à vapeur, ni pour la paix, ni pour l’amour. Sombres jours.

Sinon, un-deux-trois-droits au but suffisent à nous faire oublier de pleurer. Entre deux mi-temps, une phase d’entre-jeu et un milieu de terrain, tout va bien. L’étudiante a enchainé, un-deux-trois examens, 19 sur 20, tout va bien. On attend la fin. Elle a bédé, japonisé, instrumenté, accoustiqué sans le moindre moustique cette année. Non, ce n’est pas l’été, c’est l’orage ! Les fleurs sont fanées.

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Il parait que je suis très fleur bleue…

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Putain, ça penche…
comme les temps changent.

Exit les présidents qui présidaient aux destinées de la France.

Le marché nocturne s’appelle désormais Nuit Debout.

Les livraisons pourront se faire en toute saison, à toute heure,
même le dimanche, quand la loi sur le travail sera passée par là

Charlie vivra… ou pas ! 

Putain, décidément, ça tangue…

 

Demain

Hier, j’ai vu Demain ! C’était donc aujourd’hui, vous aurez compris ! C’est aujourd’hui qu’on peut changer demain, sachant qu’hier est lourd d’un héritage qu’on ne peut ignorer… Nous voilà donc plongés dans la spirale temporelle, avec effroi, avec espoir. La Terre s’enfuit, le temps s’accélère, l’humanité en voie de disparition. Le constat est alarmant, les enfants alarmés. La fenêtre pour agir se rétrécit à vue d’oeil. Il va valoir passer par le chas de l’aiguille du Midi, inventer la fable du chat et de l’anguille, donner sa langue au chat,… je ne sais pas, moi, faire quelque chose !

Il y a quelques années déjà que je m’y emploie ! Mal assurément. J’ai beau tirer la sonnette d’alarme, animer des débats, projeter des films en circuit court, former, éduquer, expliquer, réexpliquer, être un rien en avance, un train en retard. Supprimer la télé, évacuer la voiture, lancer des guildes durables qui ne tiennent pas, acheter en monnaie locale, faire la foire aux objets désuets, préparer des agendas 21 qu’on oublie, trier les déchets, recycler les idées, visiter Malmö, et traverser le pont de Copenhague. Là où tout a commencé, la radio en stéréo, les affaires européennes, les amours éternelles. Refaire le chemin à l’envers ? Prendre un vélo, monter dans la montgolfière, retourner au bord du Rhône ?

D’abord, reprendre un livre d’histoire, qu’on appelle wiki ce qui est formidable aujourd’hui. L’ouvrir à une page au hasard —mais le hasard existe-il ? — comme on tire une carte de tarot. Et puis, lire :

En 1774, Étienne prend la responsabilité de l’entreprise et Joseph est nommé responsable technique des ateliers de la papeterie Montgolfier. L’entreprise se développe, en particulier par la mise au point, du premier papier vélin français. En 1780, une unité dirigée par Joseph s’ouvre, en Avignon, où il existe un important marché, en raison du très grand nombre d’imprimeries locales. De nombreux imprimeurs y travaillent en effet pour éviter la censure royale et ne pas payer les droits sur des copies d’ouvrages !  C’était donc hier…

En novembre 1782, alors qu’il est à Avignon, Joseph fait une première expérience, d’abord avec un morceau de papier, puis avec avec un morceau de taffetas de soie qu’il parvient à faire monter au plafond de la cheminée. Cette expérience a lieu dans la Maison aux ballons…  que je m’en vais retrouver de ce pas, car je ne sais pas où elle est ! Moi qui me targue si volontiers de tout connaître dans la Cité de mon coeur ! La maison se distingue, paraît-elle, par des balustrades en fer forgé portant chacune la figure d’un ballon. Promis, je vous mets la photo très vite, dès que je redescends, avec le printemps ! Et puis, je me mets très vite aussi à réfléchir à comment faire autrement de nos vies. Tiens, c’est déjà demain… 

Courez-y (existe aussi en téléchargement) mais c’est bien de faire vivre votre cinéma local ! 

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Le film qui redonne l’envie d’être optimiste…

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Le sourire de Rob Hopkins, l’inventeur des villes en transition et sa monnaie locale, avec une spéciale dédicace à Eric et à Sven, avec une préférence pour le billet à l’effigie de Bowie, avec une mention pour le valeureux liégeois ! 

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Vandana Shiva, mon icône personnelle, déjà vue dans le film de Coline Serreau “Solutions locales pour un désordre global”, en 2010. C’était hier et c’est toujours vrai ! Mais que faire aujourd’hui pour demain  ?